Jeudi 5 juillet, notre collègue se présentait spontanément au commissariat du 3/6 à Lyon  pour être entendu comme plusieurs autres collègues de plusieurs syndicats cette semaine, dans le cadre du mouvement du 25 juin où les familles de logés ont envahi l’hôtel du département pour exprimer aux élus leur désarroi face à la vente des logements de fonction. Il était placé immédiatement en garde à vue.

Alors qu’il était en accident de travail, blessé à l’épaule et contusions au dos, dès qu’il a su que la police souhaitait l’entendre notre collègue a pris immédiatement contact et moins de 24 heures après, il s’est présenté au commissariat du 3/6, bousculant ainsi son planning familial.

Contrairement à tous les autres collègues auditionnés, il était mis immédiatement en garde à vue. Les fonctionnaires de police, à l’évidence sur ordre de leur très haute hiérarchie, le plaçait tout de suite en garde à vue, tout en lui réservant un traitement acceptable. Après avoir été entendu, il demandait, pour la confrontation avec les policiers qui ont déposé plainte, la présence d’un avocat à ses côtés.

Grace à l’intervention rapide et brillante de maître VERSINI, il était libéré peu après 17heures, sur ordre du procureur. Le dossier, est maintenant dans les mains de la justice qui devrait avoir de la peine à poursuivre compte tenu des résultats de la confrontation, qui s’est bien passée selon maître VERSINI.

La garde à vue de Philippe, la mutation disciplinaire de Rémy, constituent une nouvelle étape inadmissible de l’attaque en règle que les représentants syndicaux du Rhône subissent lorsqu’ils défendent ou soutiennent, comme lundi au CA du SDIS, des agents et leur famille qui ne faisaient qu’exprimer leur désarroi face à un SDIS froid, sourd et aveugle, ne recherchant que le rapport de force pour assouvir sa soif de montrer qu’il est supérieur à ceux là même qui trop souvent reçoivent les honneurs à titre posthume.

Pour en savoir plus :